
.
Si "tous les hommes sont mortels" m'est tombé des mains au bout de 50 pages (sans que je comprenne grand chose en fait) et que "les mandarins" (qui lui valut le prix Goncourt en 1954) attend toujours que je l'ouvre sur un rayon de ma bibliothèque, j'ai dévoré et adoré des romans comme "L'invitée" (délétère et très moderne) ou "La femme rompue", dur portrait d'une femme seule, aigrie, rompue (de fait) dont Beauvoir disait : "La femme rompue est la victime stupéfaite de la vie qu'elle s'est choisie : une dépendance conjugale qui la laisse dépouillée de tout".



.
Le premier tome sous titré "les faits et les mythes" possède une dimension historique, psychanalytique, sociétale et universelle sur la condition féminine, sur les rapports hommes/femmes dans un monde, une société créée, dirigée par et pour les hommes où la norme est masculine et l'exception féminine.
.

.
C'est peut-être ce dernier aspect qui, de nos jours, constitue un des points faibles du livre tant il est vrai que certaines généralités de l'époque peuvent aujourd'hui être lus et reçus sous l'angle du pathos. L'autre point faible du livre réside dans les quelques occasions où Beauvoir voit dans le marxisme et la révolution communiste des pistes de solutions politique à l'aliénation des femmes tout en reconnaissant toutefois que les conditions de l'égalité tiennent plus à l'évolution des mentalités qu'à celle des lois.
.
Ce dernier point me semble évident et si je dois retenir une chose dont Simone de Beauvoir m'a convaincue c'est que nous sommes des êtres de culture et non de nature et c'est bien ainsi qu'il faut comprendre sa célèbre formule "on ne naît pas femme, on le devient".
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire